Il existe à l’heure actuelle trois grands axes de production pour les cosmétotextiles :

– Le premier axe concerne le traitement de la peau pour une approche cosmétique. Les micro capsules libèrent un principe actif qui agit sur le derme et l’épiderme (pour atténuer, par exemple, l’effet peau d’orange). C’est le marché le plus exploité pour le moment.

– Le deuxième axe repose sur la voie respiratoire. Le cosmétotextile dans ce cas largue un actif qui fait du bien au corps par inhalation. Par exemple, des draps peuvent diffuser des huiles essentielles pour apaiser une personne et ainsi l’aider à s’endormir. A l’inverse se développent des draps dits excitants pour « pimenter » un peu ses nuits.

– Le troisième axe repose sur l’effet barrière de la peau. Celle-ci est recouverte d’un « voile protecteur ». Pour illustrer, voici deux applications concrètes : des capsules qui libèrent un produit captant les ultra-violets ou encore un vêtement qui libère un répulsif anti-moustique.

Les cosmétotextiles, les vêtements du futur ?
Les cosmétotextiles, les vêtements du futur ?

– Est-ce scientifiquement prouvé ?

Pour être lancé sur le marché, un produit doit passé toute une batterie de tests comme des tests toxicologiques mais aussi des tests face à un panel de consommateur. Pour gagner en légitimité, les producteurs de la filière cosmétotextiles ont lancé en 2003 une normalisation pour encadrer la production de cosmétotextiles. Destinée uniquement au marché français, cette norme a été reprise par l’Union Européenne et se trouve aujourd’hui dans sa phase finale d’approbation. En plus de ça, les constructeurs ont créé un référentiel qualité déposé auprès des Ministères de la santé et de l’industrie.

 

– Que peut-on espérer dans le futur ?

 

Les cosmétotextiles, les vêtements du futur ?
Les cosmétotextiles, les vêtements du futur ?

Le futur va voir se développer les vêtements qui soignent. Il existe quelques exemples concrets qui sont encore au stade du développement ou de l’ébauche mais qui sont tout à fait envisageables :- Un cosmétotextile qui prévient par exemple le tennis elbow grâce à une coudière dont les micro capsules renferment un anti-inflammatoire. Dans ce cas le cosmétotextile prévient ou guérit le mal.- Dans le domaine orthopédique, pour remplacer les chaussettes de contention classiques on prévoit le développement des chaussettes non seulement recouvertes d’un corps gras pour faciliter l’enfilage mais aussi remplies d’un principe actif qui aide à restructurer la peau (endommagée par des chaussettes de contention classiques).- Dans le cas de l’eczéma, on envisage la création des vêtements qui contiennent un actif hydratant qui soulage les démangeaisons en empêchant la déshydratation. Les premiers produits seront destinés aux bébés mais on produira par la suite des vêtements pour tout le monde.- La technologie qui utilise la thermorégulation existe déjà mais n’est pas encore au point. Son principe repose sur des capsules remplies de paraffine qui absorbent les calories en trop dans un environnement chaud pour les restituer une fois au froid.
L’objectif dans le futur est d’intégrer cette technologie dans certains corps de métier. Par exemple, créer des vêtements fonctionnels pour les cuisiniers qui passent des fourneaux au frigo toute la journée. Pour les pompiers, il est question de créer des sous-vêtements qui peuvent emmagasiner un maximum de chaleur pour protéger les parties génitales de nos soldats du feu.

– Les vêtements classiques seront-ils remplacés par les cosmétotextiles ?

Non, car les cosmétotextiles répondent à une logique de niches pour des marchés spécifiques. Le marché du textile ne va pas se retrouver submergé par les cosmétotextiles
Ce type de substitution s’est déjà produite avec les chaussettes. Il y a 10 ans arrivaient sur le marché les chaussettes anti-bactériennes. C’était une petite révolution à l’époque. Aujourd’hui, toutes les chaussettes sont traitées de la même manière à de rares exceptions près. C’est ce que souhaite atteindre le marché des cosmétotextiles

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